Karamel et Jérémy

Added 23/3/2009

  


La rencontre

Voici une histoire peu banale qui raconte la rencontre d'un jeune garçon et d'un écureuil. Jérémy a cinq ans et comme tous les garçons de son âge, il aime jouer, sauf que lui, ce qu'il préfère, c'est jardiner. Il connait déjà pas mal de chose en matière de jardinage, son papa dit même qu'il a la main verte, mais il n'a jamais compris pourquoi! C'est vrai ça, elles sont normales ses mains!
Aujourd'hui, il jardine comme un grand.
Mais il entend un drôle de bruit derière lui, il regarde furtivement et aperçoit une tâche rousse - ou plutôt couleur caramel - se faufiler entre les cyprès, il s'approche et ... tombe nez à nez avec un écureuil. Etrange, l'animal ne fuit pas. Ils s'observent un moment tous les deux quand soudain l'écureuil dit :
- Bonjour, je m'appelle Karamel
Le petit garçon s'étonne de l'entendre parler mais très vite lui répond :
- Euh, moi je m'appelle jérémy.
- Oh enchanté Jérémy, tu sais , je t'observe souvent dans ton jardin et j'avais envie de faire ta connaissance. J'ai l'inmpression que tu aimes jardiner/
- Oh oui, j'aime faire du jardinage! Là je plante des graines : des ipomées tricolores, je veux faire une surprise à maman.
- Ah d'accord mais pense à bien recouvrir tes graines, on les voit encore. Prends ta petite pelle et rajoute du terreau et puis surtout arrose-les suffisamment après.
- C'est vrai, je vais chercher mon arrosoir. J'adore faire pousser les fleurs et m^me les légumes, il y en a de différentes couleurs.
- Oui, et c'est le moment de penser au potager. Mais avant de planter, il faut ameublir la terre, c'est à dire la retourner, la travailler, mais ça, ton papa le fera. Toi ensuite tu peux remettre en place la terre avec ton râteau puis faire des rantées.
- Et on metta tous les légumes que j'aime : des courgettes, des haricots, des aubergines et plein de pieds de tomates. Papa les plante et moi j'arrose.
- N'oublie pas qu'il faut arroser le soir car quand il fait chaud, l'eau s'évapore et les gouttes risqueraient de brûler le feuillage.
Oh la la mais il faut que je parte, on se reverra, n'hésite pas à me demander conseil.
Jérémy regarde Karamel s'en aller, le sourire jusqu'aux oreilles, car il sait désormais qu'il peut compter sur son nouvel ami pour jardiner.

Petite histoire trouver sur un feuillet chez Jardiland
Sympa pour commencer le printemps

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La petite fille qui cherchait en elle le chemin des mots

Added 6/3/2009

Il était une fois une petite fille qui ne trouvait pas les mots
pour dire ce qu'elle ressentait.
Chaque fois qu'elle tentait de s'exprimer, de traduire ce qui se passait à l'intérieur d'elle, elle éprouvait comme une sorte de vide. Les mots semblaient courir plus vite que sa pensée.
Ils avaient l'air de se bousculer dans sa bouche mais n'arrivaient pas à se mettre ensemble pour faire une phrase.

Dans ces moments là, elle devenait agressive, violente, presque méchante.Et des phrases toutes faites, coupantes, cinglantes sortaient de sa bouche. Elle lui servaient uniquement à couper la relation qui aurait pu commencer.

-De toute façon tu ne peux pas comprendre.
-Ca ne sert à rien de dire.
-C'est des bêtises de croire qu'il faut tout dire !

D'autres fois, elle préférait s'enfermer dans le silence,
avec ce sentiment douloureux.
-Que de toute façon personne ne pouvait savoir ce qu'elle ressentait,qu'elle n'y arriverait jamais.Que les mots ne sont que des mots. Mais tout au fond d'elle même, elle était malheureuse, désespérée, vivant une véritable torture à chaque tentative de partage.

Un jour, elle entendit un poète qui disait à la radio :
-Il y a chez tout être humain un Chemin de Mots qu'il appartient à chacun de trouver.

Et, dès le lendemain, la petite fille décida de partir sur le Chemin des Mots qui était à l'intérieur d'elle. La première fois où elle s'aventura sur le Chemin des Mots, elle ne vit rien. Seulement des cailloux, des ronces, des branchages, des orties et quelques fleurs piquantes. Les mots du Chemin des Mots semblaient se cacher,paraissaient la fuir.
La seconde fois où elle chemina sur le chemin des mots, le premier mot qu'elle vit sur la pente d'un talus fut le mot "Oser".
Quand elle s'approcha, ce mot osa lui parler.
Il lui dit d'une voix exténuée :
-Veux-tu me pousser un peu plus haut sur le talus ?
Elle lui répondit:
- Je crois que je vais te prendre avec moi et je vais t'emmener très loin dans ma vie.

Une autre fois, elle découvrit que les mots étaient comme des signes sur le bord de ce chemin et que chacun avait une forme différente et un sens particulier.

Le deuxième mot qu'elle rencontra fut le mot "Vie".
Elle le ramassa, le mit contre son oreille.
Tout d'abord, elle n'entendit rien. Mais en retenant sa respiration,
elle perçut comme un petit chuchotement :
- Je suis en toi, je suis en toi
Et plus bas encore : -Prends, soin de moi.
Mais là, elle ne fut pas très sûre d'avoir bien entendu.
Un peu plus loin sur le Chemin des Mots, elle trouva un petit mot tout seul, recroquevillé sur lui même, tout frileux comme s'il avait froid.
Il avait vraiment l'air malheureux, ce mot-là. Elle le ramassa, le réchauffa un peu, l'approcha de son coeur et entendit un grand silence.Elle le caressa et lui dit :
-Comment tu t'appelles, toi ?

Et le petit mot qu'elle avait ramassé lui dit d'une voix nouée :
-Moi, je suis le mot "Seul". Je suis vraiment tout seul. Je suis perdu, personne ne s'intéresse à moi, ni ne s'occupe de moi.
Elle serra le petit mot contre elle, l'embrassa doucement et poursuivit sa route.Près d'un fossé, sur le Chemin des Mots, elle vit un mot à genoux, les bras tendus.
Elle s'arrêta, le regarda et c'est le mot qui s'adressa à elle :
-Je m'appelle "Toi", lui dit-il. Je suis un mot très ancien mais difficile à rencontrer car il faut me différencier sans arrêt des autres. La petite fille le prit en disant :
-J'ai envie de t'adopter, "toi", tu seras un bon compagnon pour moi.

Sur le Chemin des Mots elle rencontra d'autres mots qu'elle laissa à leur place.
Elle chercha un mot tout joyeux, tout vivant. Un mot qui puisse scintiller dans la nuit de ses errances et de ses silences. Elle le trouva au creux d'une petite clairière. Il était allongé de tout son long, paraissait détendu, les yeux grands ouverts.
Il avait l'air d'un mot tout à fait heureux d'être là. Elle s'approcha de lui, lui sourit et dit :
-C'est vraiment toi que je cherchais, je suis ravie de t'avoir trouvé.
Veux-tu venir avec moi ? Il répondit :
-Bien sûr, moi aussi je t'attendais...

Ce mot qu'elle avait trouvé, était le mot "Vivra".
Quand elle rassembla tous les mots qu'elle avait recueillis sur le Chemin des Mots, elle découvrit avec stupéfaction qu'ils pouvaient faire la phrase suivante : "Ose ta vie, toi seule la vivras."

Depuis ce jour, la petite fille prit l'habitude d'aller sepromener sur le Chemin des Mots. Elle fit ainsi des découvertes étonnantes, et ceux qui la connaissaient furent surpris d'entendre tout ce que cette petite fille avait à l'intérieur d'elle. Ils furent étonnés de toute la richesse qu'il y avait dans une petite fille très silencieuse.

Ainsi se termine le conte de la petite fille qui ne trouvait jamais les mots pour le dire.

Jacques Salomé

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Les trois souhaits

Added 24/11/2008

   

Il était autrefois dans une lointaine forêt unbûcheron qui vivait tant bien que mal dans une modeste cabane encompagnie de son épouse.


Le matin il allait par les bois scier, abattre, couper, tailler lesarbres et débroussailler, ce qui lui permettait de vivre tranquilleavec Fanchon sa compagne.
Bien entendu ils ne vivaient pas dans le luxe mais après tout se disaient-il sagement, le peu que nous avons nous contente.

Parfois ils se prennaient l'un et l'autre à rêver d'une autre vie, unevie d'opulence, de richesses, d'or, de bijoux mais tout cela restait dudomaine du rêve.
Un jour que Blaise, le bûcheron, s'apprêtait à donner son premier coupde hache matinal, il entendit un bruit étrange qu'il ne reconnaissaitpas.

Il avait l'habitude des bruits de la forêt: le craquement des vieillesbranches, le sautillement des oiseaux sur les feuilles sèches, l'appeldu coucou ou de la mésange, le croassement des grenouilles... tout celail les avaient entendus maintes et maintes fois, mais ce bruit là,c'était la première fois.

Bien qu'il n'était pas d'un caractère inquiet, il n'était pas non plusparmi les hommes les plus téméraires. Il essaya de ne plus y prêterattention, mais le bruit revint plus fort encore. La hache à la main ilfit quelques pas autour de l'arbre mais il ne vit absolument rien.
Il s'apprêtait une nouvelle fois à se remettre à l'ouvrage mais lebruit se fit plus distinct et, la hache levée, il entendit clairementune voix caverneuse et puissante s'adresser à lui:
"Bucheron de la forêt, le moment est venu pour toi de réaliser trois de tes voeux les plus chers"


Le bûcheron, ayant posé sa hache, tourna une nouvelle fois autour del'arbre. Mais, pas plus que l'instant d'avant il ne découvrit la sourcede ces paroles. Et la voix recommença:
"Bûcheron de la forêt, le moment est venu pour toi de réaliser trois de tes voeux les plus chers"
Sans doute enhardi par la curiosité, Blaise s'adressa à l'arbre:

- Est-ce toi l'arbre qui me parle?
Mais seul le vent lui répondit. Alors, essayant à nouveau de chasser cesouvenir de son esprit, Blaise reprit sa hache et s'apprêta à seremettre au travail. Comme il faut s'en douter, une troisième fois lavoix s'éleva:
"Bûcheron de la forêt, le moment est venu pour toi de réaliser trois de tes voeux les plus chers"
Cette fois-ci le bûcheron osa davantage encore et s'adressa au ciel:
- Est-ce toi le ciel qui me parle?
Et seul le vent lui répondit. Devant un aussi grand mystère Blaisedécida de renoncer à couper son arbre et prit le chemin du retour.

Arrivé à la cabane il trouva Fanchon en train de soigner leurs trois maigres poules.

- Fanchon, Fanchon, appela-t-il, viens donc que je te raconte l'aventure qui m'arrive.

Fanchon un peu surprise de voir son Blaise déjà de retour de la forêt,jeta les derniers grains aux poules et arriva près de lui. Ilss'assirent sur le banc de pierre et là Blaise en lui tenant la main luiraconta.
- C'était une voix.. une voix qui venait de nulle part! Trois souhaits disait-elle...
- Eh bien, ce sera sans doute l'esprit de la forêt ou des campanules, qu'importe d'où elle vient puisqu'elle nous veut du bien!
- Tu as sans doute raison ma Fanchon... qu'importe qui elle est sitrois de nos souhaits peuvent se réaliser! Qu'allons nous doncsouhaiter ma Fanchon? Des coffres remplis d'or?
Fanchon pensive s'imaginait puisant dans de grands coffres pour allers'offrir robes et bijoux mais l'air plus raisonable tout à coup elledit:
- À quoi nous servirait la richesse si nous venons à tomber malades? Peut-être faudrait-il souhaiter la santé?
- Tu as raison Fanchon, peut-être le premier souhait doit être celui de la santé... comme c'est difficile de choisir

Ils restèrent là pensifs et le temps passait sans qu'ils s'enaperçoivent. Tant et si bien que l'appétit commença à s'éveiller dansl'estomac de Blaise et, sans beaucoup de bon sens il s'écria:
- Ah! tout cela m'a creusé et je souhaiterai bien voir là tout de suite une bonne livre de bon boudin frais!
À peine eut-il finit de proférer ces paroles qu'une bonne livre deboudin frais apparut dans un grand plat, là, juste devant leurs yeuxébahis!
- Misère! Comme tu es sot mon Blaise! cria Fanchon en se levant d'unbond du banc. Voilà bien ton pauvre esprit qui se met à souhaiter duboudin alors que nous n'avons que trois souhaits! Mais que peux-tu bienavoir dans ton cerveau pour ne point réfléchir plus que ça?!!

Blaise, bien penaud de son erreur, se fâcha lui aussi contre lui, mais surtout contre sa femme qui ne cessait de l'accabler.
- Tout le monde peut se tromper! Te voilà bien avancée de te mettredans un tel état contre moi! Tu n'avais qu'à proposer ton voeu au lieude me laisser là avec la faim au ventre!
et par une grande étourderie causée sans doute par la colère Blaise ajouta:
- Que ce boudin te pende au nez, toi qui prétends ne jamais te tromper!
Et, tout aussitôt, la bonne livre de boudin frais vint tranquillement se coller sur le nez de la pauvre Fanchon!
Elle ne savait pas si elle devait en rire ou en pleurer tellement lasituation était incongrue et cocasse! Alors que pour la première foisde leur vie ils allaient pouvoir réaliser leurs rêves, elle seretrouvait là, devant leur pauvre cabane, un boudin lui pendant au nez!

Et elle avait beau tirer dessus, impossible de l'enlever de là et, pireencore pour elle, ce bout de boudin là l'empêchait de parler se mettanten travers de sa bouche à chaque fois qu'elle tentait de l'ouvrir.
Blaise lui, se taisait également, non pas que le boudin l'empêchait des'exprimer, mais qu'il ne trouvait point de mot pour dire sessentiments. Il restait hébété de ce qu'il venait de voir, de ce qu'ilvenait de faire avec d'aussi sots souhaits!
- Eh bien, ma petite Fanchonnette, bredouilla-t-il au bout de quelquesminutes de silence, plus besoin de nous tracasser pour trouver letroisième souhait... la seule chose que je désire maintenant c'est quece boudin retourne dans le plat et que tu redeviennes aussi joliequ'avant avec ton si mignon petit bout de nez...

Et, ce souhait énoncé, le boudin quitta la figure de Fanchon et elle se retrouva comme elle était au début de l'histoire.
- Il ne nous reste plus qu'à le faire cuire et à nous régaler, se mit àrire Blaise. Voilà bien notre bonheur Fanchon, plus que toutes lespièces d'or du monde et tous les souhaits qui causent du tracas, jepréfère ton minois et ta douce et tendre compagnie.

Devant leur humble logis, Fanchon et Blaise s'embrassaient et rêvaient pendant que le boudin grésillait dans la poêle.

La nuit était tombée et le récit ainsi s'achève.

Perrault
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Les cuistots c'est nous (suite)

Added 25/10/2008

Quand on mange bien la forme revient

En effet, le lendemain matin, grâce à une longue nuit de sommeil réparateur, nos héros se sentent d'attaque pour une nouvelle journée. A la cuisine, ils découvrent une note sur la porte du réfrigérateur :

Conseils pour préparer un petit déjeuner équilibré.

Choisissez un aliment parmi les céréales (pain, biscottes, céréales, brioche...), un autre parmi les laitages (lait, yaourt, petit-suisse...).

N'oubliez pas de consommer un fruit ou du jus de fruit et, si vous voulez, du beurre et de la confiture. Maman.

Une recommandation a été rajoutée au dos du papier :

Vous pouvez nous l'apporter au lit. Papa

Après ce bon petit déjeuner et une pause bien méritée sur la terrasse, les trois aînés décident de consacrer le début de la matinée à leurs devoirs de vacances.

c'est nul d'avoir à penser à l'école alors qu'on est au bord de la mer se plaint Alex.

-Arrête de rouspéter, lui répond sa cousine. Autant s'y mettre tout de suite pour être tranquilles après. Allez! tous au travail.

L'esprit clair, les enfants travaillent avec facilité et ont vite fait de réaliser les exercices du jour. Le petit Alex fait même éclater de rire ses cousins en chantonnant sa table de multiplication sur un rythme de rap! La matinée s'achève par une promenade au village, où la troupe va faire les courses en compagnie deMonsieur et Madame Delair. Après avoir contemplé les étalages, les enfants décident du menu du déjeuner : radis au beurre en entrée, bifteck et purée de pommes de terre en plat principal, emmenthal pour le fromage.

Et le dessert ? rappelle Salomé.

-j'ai repéré de beaux fruits de saison, des pêches et des abricots, dit Achille.

-Pour ce soir, on pourrait faire une salade niçoise : du riz, du thon, des tomates, des poivrons, ça fait un plat complet, avec des olives et un oeuf dur pour la décoration, qu'en pensez-vous ? propose Virginie.

- D'accord, mais sans anchois, je déteste ça ! répond Salomé.

- Et on termine le repas par une belle portion de fromage blanc accompagné de fruits rouges.

A la villa, le déjeuner se déroule agréablement : les enfants ont fait griller les steaks juste à point et la purée est onctueuse à souhait. Monsieur et Madame Delair se déclarent satisfaits des progrès rélisés par leurs petits cuisiniers et approuvent la composition du menu.

Au dessert, chacun y va de son idée sur le programme de l'après-midi. C'est une vraie cacophonie ! Mais lorsque les parents proposent d'aller visiter la grotte de Croc-Mignon, les autres projets sont balyés avec enthousiasme. Le temps de se préparer, et toute la famille s'embarque pour l'aventure.

Dans la grotte, l'atmosphère est recueillie. Avançant en file indienne, nos amis admirent les parois décorées, examinant attentivement les peintures rupestres à l'aide d'une lampe torche. Un peur intimidés, ils font des commentaires en chuchotant.

Pourquoi y a-t-il autant d'animaux sur les murs ? demande Achille.

- La chasse était une activité très importante du temps des hommes des cavernes. Elles les a obligés à vivre en groupe, explique Virginie qui se souvient de son cours d'histoire.

- Ils auraient mieux fait de cueillir des fruits, rétorque Alex. C'était rudement risqué de s'attaquer aux bêtes sauvages !

- Il fallait bien qu'ils mangent de la viande, lui lance Salomé. Et ça ne pousse pas sur les arbres!

- Nos ancêtres ont compris que la viande accroissait leurs forces et les aidait à affronter la rigueur du climat, approuve Monsieur Delair. La visite de la grotte terminée, la famille remonte au soleil pour prendre le goûter. Virginie sort de son sac à dos des fruits, du yaourt à boire et des barres de céréales. Mais Maman leur a réservé une petite surprise.

Ce que tu avais prévu pour votre goûter était parfait, mais j'ai pensé qu'un vrai gâteau préparé à la maison serait une surprise et vous ferait plaisir. D'ailleurs, un quatre-quarts marbré au chocolat et des fruits constituent aussi un goûter agréable, ajoute-t-elle en souriant avec complicité à son mari.

Quelques heures plus tard, la famille réunie autour de la table du dîner évoque avec plaisir la journée écoulée, tout en savourant la salade niçoise préparée par les quatre mitrons.

Je suis rudement fière de nous aujourd'hui, déclare Salomé.

- Moi, je trouve qu'on a beaucoup marché, ajoute Alex.

- C'est vrai, vous étiez infatigables : après la visite de la grotte, vous avez joué aux contrebandiers en courant le long de la falaise pendant toute la promenade..., remarque Madame Delair.

- Grâce au repas équilibré que vous avez mangé, ajoute son mari.

- Il n'y a pas à dire, nos ancêtres avaient bien raison, renchérit Virginie. Pour être en forme, rien de tel qu'un bon steak de viande rouge cuit sous la cendre. Je me sentais de taille à charger un troupeau de mammouths à moi toute seule !

- J'en connais qui vont faire de beaux rêves, cette nuit ! conclut Papa.


Chez le boucher

Le matin suivant, au petit déjeuner, la famille tient conseil au grand complet : Il fait un temps splendide aujourd'hui. Oon devrait randonner à bicyclette afin de profiter du grand air au maximum. Aussitôt dit, aussitôt fait : escortés des parents, nos quatre amis prennent les vélos pour aller faire leurs achats au village voisin. Tout en pédalant, ils s'amusent à composer les menus du jour.

Commençons par une salade de concombres, dit Achille, ça va faire plaisir à Papa.

- Excellente initiative, mon garçon! approuve ce dernier.

- On pourrait avoir des flans au caramel au dessert ? demande Alex, j'adore quand Maman m'en achète!

- Pourquoi pas un repas à base de crêpes pour ce soir ? propose Virginie.

- Tout ça ne nous dit pas quel plat de viande on prévoit pour midi, rétorque Salomé. On ne va tout de même pas faire à nouveau des biftecks !

A la boucherie, nos cuisiniers n'ont que l'embarras du choix : boeuf, veau, agneau ou produits tripiers ? Voyant leur indécision, Maman prend les devants et demande au commerçant de venir en aide aux enfants, en expliquant en deux mots la situation. Le boucher est ravi qu'on fasse appel à sa compétence.

A la bonne heure! C'est un plaisir de servir des enfants qui apprécient la bonne viande. Je vous conseille de préparer des brochettes mixtes, c'est un plat idéal pour les vacances. Avec des haricots verts, par exemple.

- Des brochettes mixtes... c'est pour les filles et les garçons à la fois? demande Alex.

- Non, cela veut dire qu'on met plusieurs viandes différentes : du boeuf, du foie et des rognons d'agneau entrecoupée de tomate et de poivron.

Tout en préparant les brochettes avec dextérité sous le regard admiratif de ses jeunes clients, le boucher entretient la conversation.

Alors, qu'est-ce que vous aimez dans la viande ?

Voulant faire étalage de son nouveau savoir, Achille répond sérieusement : Ca apporte de l'énergie et c'est bon pour la croissance !

- Bravo, mon jeune ami. Mais sais-tu comment ?

Achille, qui a épuisé ses connaissances, bredouille avec embarras et appelle les filles au secours... En souriant, le boucher leur explique : La viande est riche en nutiments essentiel qui participent à la construction et à l'entretien du corps, tout au long de la vie. d'abord, elle contient les protéines nécessaires à la croissance, un peu comme des briques qui servent à bâtir le corps et lui permettent de grandir. Elle est donc importante à votre âge. Ensuite, elle fournit une partie de l'énergie qui contribue à la vitalité de l'organisme. Elle apporte, entre autres, des sels minéraux, dont le fer et la vitamine B12, qui sont indispensables pour avoir une pleine activité.

- La viande tous les jours, ça ne fait pas grossir ? demande Virginie.

- Pas du tout, mais il faut en manger raisonnablement. Le corps a des besoins différents selon l'âge... Voilà , vos brochettes sont prêtes. Vous allez vous régaler. Revenez demain me dire ce que vos parents en ont pensé !, conclut le boucher.

Après le déjeuner, où les brochettes ont remporté le succès attendu, la troupe au complet se prépare à partir pour une grande excursion à vélo.

On pense à emporter son chapeau et on n'oublie pas de prévoir une large ration d'eau par personne. C'est important de boire beaucoup lorsqu'on fournit un gros effort, rappelle Madame Delair.

Sac au dos, chacun enfourche à nouveau sa bicyclette et le groupe se dirige à la queue leu leu vers la route, Papa en tête, Maman fermant la marche. La promenade s'annonce excellente...

A peine nos amis ont-ils atteint la route qu'ils sont rattrapés par les jeunes voisins, qui les défient au passage : avec dux filles et un bébé, on verra bien si vous pouvez nous rattraper !

Piquées au vif, Salomé et Virginie redoublent d'effort et rattrapent bientôt les deux prétentieux. Le petit Alex, qui n'a pas apprécié de se faire traiter de bébé, dépasse à son tour le peloton et réplique aux deux voisins éberlués : Alors, on n'a pas mangé sa viande à midi ? Bons perdants, les voisins se joignent finalement au groupe et la randonnée se poursuit dans la bonne humeur.

Dans la soirée, la famile attablée commente les bons moments de la journée.

Les voisins ont été bien attrapés. Ils ont eu les jambes coupées, lorsque tu leur as reproché de ne pas avoir mangé assez de viande ! dit Achille en s'étranglant de rire.

- Je voulais leur montrer que les petits ne sont pas des ramollos. Alors j'ai répété ce que j'avais compris chez le boucher, réplique Alex.

- En tout cas, tu pourras dire demain au voucher que, grâce à ses brochettes, tu as été le vainqueur de la course !, commente son oncle.

Mais le séjour tire à sa fin et nos amis ne peuvent s'empêcher de penser qu'il faudra bientôt repartir.

C'est vrai, disent tristement les parents, les vacances n'ont qu'un temps ! Et vos petits plats vont nous manquer.

- Pas question qu'on arrête de cuisiner ! désormais, nous vous aiderons à préparer les repas. A plusieurs, c'est aussi facile, rapide et amusant que d'acheter des produits tout prépatés. Nous avons compris combien l'alimentation est importante pour grandir et pour se sentir en forme. Bien manger, c'est aussi notre affaire !

Texte de Thierry Simon

Edition : CIV Centre d'information des Viandes


Voila l'histoire est terminée, j'espère qu'elle vous a plus. En ce qui me concerne je la trouve très intéressante et instructive.




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Les cuistots, c'est nous!

Added 24/10/2008

A table !

 

Cette année, pour leurs vacances, Monsieur et Madame Delair ont décidé de louer une maisonnette dans le petit village de Chantebrise-les-Galets.

En plus de leurs deux enfants, Achille et Virginie, les parents ont accepté d'emmener alex, le petit cousin, et salomé, la meilleure amie de Virginie.

A peine les bagages déballés, tout le monde court... à la plage. Mais le temps passe vite en vacances ! C'est bientôt l'heure de dîner. Dans toute les maisons, on entend le même cri : "A table !"

 

Le défi

Chez les Delair, tout le monde est déjà installé. Enfin, presque... Papa doit demander à Achille d'éteindre la télévision et de venir s'asseoir. Maman pose sur la table le gratin de légumes qui accompagne le beau gigot d'agneau qu'lle a préparé.

"Cette viande est délicieuse ! Et comme elle se marie bien avec les légumes !", la félicite Papa.

Soudain, Madame Delair fronce les sourcils.

" On dirait qu'une petite souris est passée par là! dit-elle, en montrant un gros trou au milieu du gratin.

-Moi, je crois plutôt que c'est une grosse souris de dix ans, qui préfère regarder du football à la télévision plutôt que de manger en famille, dit Virginie, le visage caché derrière un livre.

-Lire à table, cela ne se fait pas non plus, espèce de fayotte!, réplique son grand frère.

Par bonheur, la bonne cuisine adoucit les moeurs! Le bon gigot au gratin de légumes de Maman leur fait vite oublier leur querelle. Mis en appétit par le grand air et leurs premières heures de jeux sur la plage, les enfants font un sort au plat de résitance, dont il ne reste bientôt plus une miette.

"Je me suis régalée, commente Salomé à son tour. Si seulement vous pouviez donner la recette à ma maman!"

Le repas se poursuit dans la bonne humeur. Après le plateau de fromages, Maman pose sur la table une superbe salade de fruits. Virginie est la première à remarquer combien les tranches de fruits font un joli ensemble de couleurs dans son assiette.

En plus, c'est bon, dit-elle.

- C'est vrai que cette salade est rafraîchissante, et c'est léger à digérer, ajoute Maman, toujours attentive à la composition du repas.

-Tu as raison, enchaîne Papa. Il est important de faire des repas complets et équilibrés.

- Ca veut dire qu'il faut manger assis, bien en équilibre ? demande le petit Alex, en levant un nez interrogateur au-dessus de son assiette, ce qui provoque un éclat de rire général.

-Non, cela signifie qu'il faut manger un peu de tout, en veillant à ce que les aliments soient bien répartis au cours des quatre repas de la journée. Au fait, est-ce que vous savez combien il existe de familles d'aliments ? Il y en a cinq. On peut s'en souvenir facilement en les représentant par des couleurs : vous avez d'abord la famille verte, qui est la famille des légumes et des fruits ; la famille marron, c'est celles des produits céréaliers, avec le pain et les gâteaux ; la famille bleue regroupe tous les produits laitiers ; à vous de deviner ce que contient la jaune!

- L'huile! crient Virginie et salomé d'une seule voix,  en levant le doigt comme à l'école...

- Bravo! approuve Papa en souriant, il s'agit du groupe des matières grasses, comme l'huile et le beurre. Et, bien sûr, il ne faut surtout pas oublier la famille rouge, qui comprend toutes les viandes, et où l'on clase aussi les poissons et les oeufs. Les aliments appartenant à chacune de ces familles sont nécessaires pour rester en bonne santé et doivent être consommés chaque jour, car ils apportent chacun des nutriments différents dont le corps à besoin.

- Je ne m'atais jamais douté que manger était si compliqué! soupire achille. Je serais incapable de préparer un repas si je devais penser à tout ça!

- Pourtant, cela n'a rien de sorcier, répond Maman.

- Tenez! dit Papa. J'ai une idée : et si vous faisiez la cuisine pendant notre séjour ici, en essayant de composer des menus équilibrés ?

- On pourra inventer des recettes ? demande Alex.

- Bien sûr ! répond Papa.

après avoir débattu entre eux quelques minutes, les quatre amis sont finalement convaincus.

"Vous allez voir, lancent-ils aux parents, on va vous gâter !"

 

La pizza aux frites

Le lendemain, avant le réveil des parents, les enfants tiennent conseil dans la cuisine avec des mines de conspirateurs.

"il faut montrer aux parents de quoi nous sommen capables, dit Achille. qu'est-ce que nous allons faire de bon ?

- Je propose une pizza pour midi. Tout le monde adore ça, précise Virginie.

Alex insiste pour qu'on prépare des frites pour accompagner la pizza.

- I a raison, commente Salomé, enthousiaste, ce menu va remporter un vrai succès.

- Et pour dîner, on pourrait faire des saucisses à la mayonnaise ?

Lorque Monsieur et Madame Delair se lèvent, les enfants sont impatients de partir avec eux au supermarché afin d'acheter les provisions nécessaires. Poussant fièrement leur chariot dans les allées, nos quatre amis effectuent joyeusement leurs achats. De retour à la villa, les cuisiniers en herbe s'enferment dans la cuisine et, quelque temps après, une pizza de belle taille et une montagne de frites bien dorées sont apportées en triomphe sur la table.

Une fois ces plats engloutis, les parents annoncent qu'ils ont besoin de faire une petite sieste ! De leur côté, les enfants décident d'aller disputer une partie de football sur la plage avec les enfants des villas voisines. Mais l'excitation retombe vite : Salomé est si fatiguée qu'eille manque toutes les passes que lui adresse Virginie. Placé comme gardien de but, Alex a bien du mal à ne pas s'endormir dans son coin. Quant à Achille, il s'essouffle derrière le ballon et shoote chaque fois en dehors du filet ! En fin d'après-midi, leur score final n'est guère brillant.

Le soir, à table, tout le monde fait grise mine.

Les voisins se sont bien moqués de nous, soupire Virginie.

- Je ne comprends pas pourquoi nous avons été battus aussi facilement, grommelle Achille en mangeant sans entrain ses saucisses.

- C'est parce que le menu que vous avez composé pour midi n'était pas équilibré, explique Papa. Ce repas était lourd à digérer et il manquait de plusieurs aliments essentiels comme la viande pour avoir de l'énergie. N'oubliez jamais qu'il faut manger un peu de chaque catégorie d'aliments aux deux repas principaux. Il faut un entrée, puis un plat de viande ou de poisson, qui contiennent les protéines nécessaires à la croissance et à la vitalité, accompagné soit de féculents (riz ou pâtes) riches en sucres lents, soit de légumes verts, apportant vitamines et sels minéraux...

Jamais de frites ? l'interropt Alex, alarmé.

- Si, bien sûr, le rassure Papa, car elles sont composées de deux catégories d'aliments, les féculents et les matières grasses. Mais il est déconseillé d'en manger tous les jours. Et surtout, elles ne doivent pas être servies avec un autre féculent, comme la pizza, qui est à base de pâte à pain. Pour terminer le repas, choisissez un produit laitier (fromage ou yaourt), puis un fruit pour ses vitamines. Sans oublier de boire de l'eau car elle est indispensable à la vie.

- Moralité, le bilan de notre première journée de cuisine n'est pas génial ! commentent les filles, déçues et vexées.

- Bah, il s'agit de votre première expérience, les rassure Maman. Demain, en réfléchissant mieux à votre menu, vous serez les champions de la plage ! En attendant, tout le monde au lit. Rien de tel qu'une bonne nuit de sommeil pour oublier sa déception et pour récupérer des forces.

A suivre...





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