Encore de quoi lire

Added 6/11/2009



Voila encore un lien pour vous renseigner, vous rassurer ou pour votre soif de savoir ou encore votre curiosité.
Qui a dit que c'est un vilain défaut???
Tout dépend comment on l'utilise...
Christelle


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L'autorité, version solo

Added 16/9/2008


En matière d'éducation, les clichés ont la vie dure. comme celui qui prétend que certaines personnes sont naturellement douées pour l'autorité et d'autres non. En réalité, savoir se faire obéir n'a rien d'inné! L'explication est beaucoup plus simple. "Un enfant finit toujours par obéir quand il sent qu'un adulte est vraiment décidé à lui faire respecter une limite, qu'il ne parviendra pas à le faire changer d'avis, que cet adulte est persuadé de l'importance de cette limite et convaincu de son bon droit", insiste Claude Halmos, psychanalyste et auteur de l'Autorité expliquée aux parents.

Malheureusement, le problème est justement là, dans cette absence de conviction et de confiance en soi des mamans solos. "Beaucoup d'entre elles s'installent dans l'idée que de toute façon, elles n'arriveront pas à se faire obéir de leurs enfants. Elles vivent leurs difficultés en matière d'autorité comme une fatalité supplémentaire dans leur histoire : je ne suis pas comme tout le monde, je n'ai pas droit aux mêmes choses que les autres poursuit la spécialiste.

Et puis ces mamans doivent aussi souvent faire avec le sentiment de culpabilité, pas forcément compatible avec l'exercice de l'autorité. "J'ai peur que mes enfants soient malheureux d'avoir des parents divorcés. Alors je tâche de compenser en leur faisant une jolie vie. Et c'est vrai que je n'ai pas toujours très envie d'interdire, de me mettre en conflit avec eux", reconnaît Sophie 31 ans, maman de Lucien 3 ans et de Coralie 5 ans.




INVERSER LA VAPEUR!

Voilà donc les deux terrains sur lesquels les mamans solos doivent se battre. Premièrement, se persuader que l'autorité n'est pas une violence qu'elles imposent à leurs enfants mais une nécessité absoue. Deuxièmement, se convaincre qu'elles sont tout à fait capables de relever ce défi. "Tout enfant qu'il vive avec ses deux parents ou dans une famille monoparentale essaie d'être le centre du monde, d'avoir tous les droits, d'être tout puissant. Ce sont des pulsions complètement naturelles. Sans l'éducation, l'enfant n'intégrera jamais les règles qui feront de lui un être capable de vivre au milieu des autres et d'y être heureux", insiste Claude Halmos pour bien faire comprendre le caractère vital de l'autorité. Après tout, quand la santé d'un bambin est en jeu, on sait bien le forcer à prendre ses antibiotiques sans se poser mille questions et malgré ses protestations. Pourquoi en serai-il autrement des limites qu'il faut lui faire respecter deans son intérêt et pour qu'il s'épanouisse?

Plus facile à dire qu'à faire quand on est seule à la maison, sans personne pour prendre le relais, souvent débordée par le quotidien à gérer... Mais c'est possible! comment? en s'appuyant d'abord sur l'intelligence de l'enfant, capable de comprendre des tas de choses, même tut-petit. "Si je t'empêche de cracher ta purée par terre ou de donner des coups de pieds aux autres, ce n'est pas parce que ça m'amuse ou pour t'ennuyer, je le fais pour que tu apprennes à te conduire comme un grand (moi je précise un grand de son age, pour ne pas le faire grandir trop vite il doit rester à sa place d'enfant)Je t'oblige parce que c'est mon travail de maman . (qui aime son enfant, pour son bien). Je ne l'ai pas inventé. Si ton père était là, il te dirait la même chose. Ta maîtresse d'école, le docteur qui te soigne, tes grands-parents aussi", peut-on lui expliquer.



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Sein ou biberon

Added 2/7/2008

La question de l’allaitement demeure un choix très personnel et souvent très passionnel ;à preuve les débats régulièrement organisés par la Leche League au Caféde l’Ecole des Parents... ou les forums « sein ou biberon » de MagicMaman ! ! !

Les arguments médicaux en faveur de l’allaitement maternel sontbien connus ; le discours ambigu des pouvoirs publics : « Le sein,c’est mieux, mais le biberon, c’est aussi bien » ( ? ? ?) continue àdécontenancer les mamans hésitant entre les deux modes d’alimentation.Et pourtant, la France reste en queue du classement européen tant surle nombre de bébés allaités que sur la durée de l’allaitement :seulement 10 pour 100 des bébés sont encore au sein un mois après lanaissance.

Et si l’on admettait une fois pour toutes que, quelque soit lechoix que l’on fait, il est dicté avant tout par des raisonsaffectives, parfois enfouies très profondément dans l’inconscient, etnon par des arguments rationnels - aussi scientifiques soient-ils ?

A chacune son histoire...

Témoin, cette maman adoptée que sa mère de naissance avait allaitée.Devenant mère à son tour, elle n’envisageait pas de donner le sein,jusqu’au moment où elle a pris conscience que son équation mèreallaitante = mère qui abandonne = mauvaise mère n’était rien d’autrequ’un produit de sa propre histoire... Ce qui lui a permis alors dechoisir d’allaiter, sans plus de réticences.

« Dans ma famille, on n’a jamais eu assez de lait ». Et pourtant : auxUSA, où l’adoption a lieu quelques heures après la naissance du bébé,on propose aux mères adoptantes de mettre le nouveau-né au sein... etla lactation se déclenche ! La succion du bébé serait le seul facteurindispensable aux montées de lait. De là à imputer toutes lesdifficultés ou impossibilités à allaiter à des motifs psychologiques,il y a un pas qu’il ne faut peut-être pas franchir trop vite.

Cependant, on peut aussi en tirer la conclusion qu’il est indispensabled’aider les mamans qui éprouvent ces difficultés non seulement sur leplan « technique » - position, fréquence, etc., mais aussi à tirer auclair leur propre désir. On n’allaite pas uniquement pour répondre àune pression sociale (qui est loin d’être négligeable), pour faireplaisir à sa maman, à son mari, ou même à son bébé ; une des mamansprésentes au Café de l’EPE en témoigne : « C’est très contraignant,surtout au début ; il faut vraiment que ce soit une satisfaction POURSOI et pour le bébé ».

... et à chacune ses croyances !

« Comment, tu ne le nourris pas ? » - question authentique... « Bennon, je le laisse crever de faim... » Quelle maman ayant opté pour lebiberon ne s’est pas sentie tentée de faire ce genre de réponse auxpersonnes bien intentionnées - dont le langage même reflète lesconvictions profondes sur les qualités maternelles de leurinterlocutrice ?

La question de l’allaitement suscite tellement de projections sur ceque sont ou ont été nos propres liens mère-enfant que le débat ne peutque être houleux ; aussi le plus raisonnable est-il peut-être derenvoyer dos à dos celles qui s’étonneront que vous refusiez à votretout-petit les bienfaits incomparables du lait maternel, et celles quis’horrifieront de ce que vous allaitiez encore à six mois, voire bienau-delà.

L’adage « Mieux vaut un biberon donné avec bonheur qu’un seindonné à contre-cœur » reste pleinement d’actualité ; l’important estque chaque jeune maman puisse en décider par elle-même, trouver uneaide appropriée si elle décide d’allaiter, et être reconnue comme unemaman à part entière si elle opte pour le biberon.

Le menu des débats au Café de l’Ecole des Parents:
http://www.cafe-des-parents.com/menu.html

Lucile Vagner-Police

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