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 La mission de Linette

24/3/2009

Voilà longtemps, à la veille de Pâques…

Dame Eudes, la majestueuse cloche de la cathédrale de Chartres, fit appeler ses filles.

_ Mes chères enfants, la fée Viviane attend votre visite car elle souhaite vous confier une mission… Partez, sur le champ !

Les trois sœurs s'envolèrent, enthousiasmées par une telle invitation.

_ La fée veut certainement m'entendre chanter : ma voix est si belle ! annonça fièrement Aliénor.

_ Et moi, pour faire partie de son corps de ballet : Je danse aussi bien que les elfes ! déclara Aude.

Linette ne disait rien. Elle s'appliquait à suivre ses sœurs tant bien que mal.Ses ailes étaient si petites, si chétives qu'elle avançait avec peine.

_ Cesse de traîner, s'écrièrent ses sœurs, exaspérées par sa lenteur. Tu vas nous retarder !

Quand elles arrivèrent au palais, la fée les accueillit avec beaucoup de gentillesse.
_ Petites, j'ai besoin de votre aide. Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de mes filleuls, les enfants du roi. Je souhaiterais que vous leur portiez, de ma part, ces quelques friandises…

La fée désigna du doigt un gigantesque tas de bonbons, étincelants comme des pierres de lune.
Puis, elle ajouta :
_ Vous embrasserez mes chers filleuls pour moi.

Les jeunes cloches glissèrent les cadeaux sous leurs larges jupes de bronze, sans mot dire. Puis elles se retirèrent.

la-mission-de-linette-un-conte-de-pâques



Après avoir parcouru quelques kilomètres, elles firent une pause près de la rivière.

Aliénor et Aude semblaient de méchante humeur :
_ Que c'est lourd ! dit l'une.
_ Quelle barbe ! Répliqua l'autre. Je n'ai aucune envie d'accomplir cette mission.
_ Pour qui nous prend-t-elle ? Pour ses domestiques ?... Je rentre chez moi !
_ Moi aussi !

Et sous les yeux horrifiés de la plus petite, les cloches déchargèrent leur cargaison d'or et d'argent, dans l'herbe humide.
_ Vous ne pouvez pas faire ça ! Nous avons promis à Viviane…

_ Nous allons nous gêner ! Répondirent en chœur les chipies.

Elles s'envolèrent sans même un regard pour leur cadette, persuadées que cette dernière les suivrait comme à l'accoutumée.

Cette fois, Linette n'avait pas envie d'obéir. Elle rassembla les friandises abandonnées et les plaça avec précaution sous sa jupe :
_ Les petits princes attendent leur cadeau. Pas question de les décevoir, murmura-t-elle.

Ainsi chargée, elle prit son envol en direction de la demeure du roi. Le vent s'était levé, à présent. La pluie tombait. Linette avançait avec grande difficulté car ses ailes étaient douloureuses. Vingt fois, la petite cloche fut sur le point d'abandonner sa charge… Mais elle tint bon.Bientôt elle aperçut les tourelles du château, de l'autre côté de la forêt.
_ Allez, j'y suis presque ! S'encouragea-t-elle de la voix.

A cet instant, un éclair transperça le ciel. Linette eut alors si peur qu'elle perdit l'équilibre. Sa précieuse charge glissa… et se répandit sur la terre.
Quand Linette parvint au pied du château, sa jupe était vide !

Epuisée,la cloche s'écroula à terre, secouée par de gros sanglots. Elle aurait souhaitée mourir là, tant elle était déçue de n'avoir pu réaliser sa mission.
Soudain des petites mains la caressèrent. Quand elle leva la tête, elle vit deux enfants qui l'observaient avec tendresse :
_ Pourquoi pleures-tu, gentille cloche ?

Linette comprit aussitôt qu'elle avait affaire aux jeunes princes. Elle leur confia la raison de sa détresse.
_ Ce n'est pas grave, s'exclamèrent les enfants. Nous chercherons les bonbons avec toi. A trois, nous les retrouverons bien vite !

Lapluie avait cessé. La présence du soleil facilita les recherches : Les emballages des sucreries scintillaient joyeusement entre les brins d'herbe, dans les arbres et sur le chemin…

Marie et Louis poussaient des cris d'émerveillement, à chaque trouvaille.
Linette oublia sa fatigue pour retrouver le sourire : les jumeaux s'amusaient tant !
Quand ils rentrèrent au château, les petits princes annoncèrent au roi, les joues rougies par le plaisir :
_ Sire, grâce à Linette, nous avons passé une excellente journée ! Nous avons fait une extraordinaire chasse aux bonbons ! Il faudra la conter à Madame notre marraine.

Depuis cette aventure, une coutume s'instaura : Les cloches eurent pour mission, chaque veille de Pâques,de distribuer des bonbons en chocolat aux jeunes princes puis ensuite à tous les enfants…

 

 

Texte de Jocelyne Marque
Pour découvrir son univers : http://pirouettes.over-blog.com/

Tags : histoire fete paque enfant

Catégorie : Dossier Pâques

 Karamel et Jérémy

23/3/2009
  


La rencontre

Voici une histoire peu banale qui raconte la rencontre d'un jeune garçon et d'un écureuil. Jérémy a cinq ans et comme tous les garçons de son âge, il aime jouer, sauf que lui, ce qu'il préfère, c'est jardiner. Il connait déjà pas mal de chose en matière de jardinage, son papa dit même qu'il a la main verte, mais il n'a jamais compris pourquoi! C'est vrai ça, elles sont normales ses mains!
Aujourd'hui, il jardine comme un grand.
Mais il entend un drôle de bruit derière lui, il regarde furtivement et aperçoit une tâche rousse - ou plutôt couleur caramel - se faufiler entre les cyprès, il s'approche et ... tombe nez à nez avec un écureuil. Etrange, l'animal ne fuit pas. Ils s'observent un moment tous les deux quand soudain l'écureuil dit :
- Bonjour, je m'appelle Karamel
Le petit garçon s'étonne de l'entendre parler mais très vite lui répond :
- Euh, moi je m'appelle jérémy.
- Oh enchanté Jérémy, tu sais , je t'observe souvent dans ton jardin et j'avais envie de faire ta connaissance. J'ai l'inmpression que tu aimes jardiner/
- Oh oui, j'aime faire du jardinage! Là je plante des graines : des ipomées tricolores, je veux faire une surprise à maman.
- Ah d'accord mais pense à bien recouvrir tes graines, on les voit encore. Prends ta petite pelle et rajoute du terreau et puis surtout arrose-les suffisamment après.
- C'est vrai, je vais chercher mon arrosoir. J'adore faire pousser les fleurs et m^me les légumes, il y en a de différentes couleurs.
- Oui, et c'est le moment de penser au potager. Mais avant de planter, il faut ameublir la terre, c'est à dire la retourner, la travailler, mais ça, ton papa le fera. Toi ensuite tu peux remettre en place la terre avec ton râteau puis faire des rantées.
- Et on metta tous les légumes que j'aime : des courgettes, des haricots, des aubergines et plein de pieds de tomates. Papa les plante et moi j'arrose.
- N'oublie pas qu'il faut arroser le soir car quand il fait chaud, l'eau s'évapore et les gouttes risqueraient de brûler le feuillage.
Oh la la mais il faut que je parte, on se reverra, n'hésite pas à me demander conseil.
Jérémy regarde Karamel s'en aller, le sourire jusqu'aux oreilles, car il sait désormais qu'il peut compter sur son nouvel ami pour jardiner.

Petite histoire trouver sur un feuillet chez Jardiland
Sympa pour commencer le printemps

Tags : histoire enfant jardin animaux

Catégorie : Histoires

 Pâques

11/3/2009


Pâques est une fête religieuse chrétienne commémorant la résurrection de Jésus-Christ, le troisième jour après sa passion[1]. C'est le jour le plus saint du calendrier chrétien. Il marque la fin du jeûne du Carême.

« Pâque Â», de l'hébreu פסח Pessa'h « il passa [par dessus] Â» d'où « passage Â», est le nom de la fête juive qui commémore la sortie d'Égypte. D'après les Évangiles, c'est pendant cette fête juive[2] qu'eut lieu la résurrection de Jésus ; c'est pourquoi le nom a été repris pour désigner la fête chrétienne. Le mot hébreu donne en latin Pascha dont dérive le mot français après amuïssement du s et remplacement de as par un â avec un accent circomflexe.

La forme « Pâque orthodoxe Â» est utilisée pour désigner cette fête dans les Églises orthodoxes. Pour les autres Églises, cette forme est vieillie et la forme avec « s Â» lui est préférée.

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Tags : religion fete Histoire paques

Catégorie : Dossier Pâques

 La petite fille qui cherchait en elle le chemin des mots

6/3/2009

Il était une fois une petite fille qui ne trouvait pas les mots
pour dire ce qu'elle ressentait.
Chaque fois qu'elle tentait de s'exprimer, de traduire ce qui se passait à l'intérieur d'elle, elle éprouvait comme une sorte de vide. Les mots semblaient courir plus vite que sa pensée.
Ils avaient l'air de se bousculer dans sa bouche mais n'arrivaient pas à se mettre ensemble pour faire une phrase.

Dans ces moments là, elle devenait agressive, violente, presque méchante.Et des phrases toutes faites, coupantes, cinglantes sortaient de sa bouche. Elle lui servaient uniquement à couper la relation qui aurait pu commencer.

-De toute façon tu ne peux pas comprendre.
-Ca ne sert à rien de dire.
-C'est des bêtises de croire qu'il faut tout dire !

D'autres fois, elle préférait s'enfermer dans le silence,
avec ce sentiment douloureux.
-Que de toute façon personne ne pouvait savoir ce qu'elle ressentait,qu'elle n'y arriverait jamais.Que les mots ne sont que des mots. Mais tout au fond d'elle même, elle était malheureuse, désespérée, vivant une véritable torture à chaque tentative de partage.

Un jour, elle entendit un poète qui disait à la radio :
-Il y a chez tout être humain un Chemin de Mots qu'il appartient à chacun de trouver.

Et, dès le lendemain, la petite fille décida de partir sur le Chemin des Mots qui était à l'intérieur d'elle. La première fois où elle s'aventura sur le Chemin des Mots, elle ne vit rien. Seulement des cailloux, des ronces, des branchages, des orties et quelques fleurs piquantes. Les mots du Chemin des Mots semblaient se cacher,paraissaient la fuir.
La seconde fois où elle chemina sur le chemin des mots, le premier mot qu'elle vit sur la pente d'un talus fut le mot "Oser".
Quand elle s'approcha, ce mot osa lui parler.
Il lui dit d'une voix exténuée :
-Veux-tu me pousser un peu plus haut sur le talus ?
Elle lui répondit:
- Je crois que je vais te prendre avec moi et je vais t'emmener très loin dans ma vie.

Une autre fois, elle découvrit que les mots étaient comme des signes sur le bord de ce chemin et que chacun avait une forme différente et un sens particulier.

Le deuxième mot qu'elle rencontra fut le mot "Vie".
Elle le ramassa, le mit contre son oreille.
Tout d'abord, elle n'entendit rien. Mais en retenant sa respiration,
elle perçut comme un petit chuchotement :
- Je suis en toi, je suis en toi
Et plus bas encore : -Prends, soin de moi.
Mais là, elle ne fut pas très sûre d'avoir bien entendu.
Un peu plus loin sur le Chemin des Mots, elle trouva un petit mot tout seul, recroquevillé sur lui même, tout frileux comme s'il avait froid.
Il avait vraiment l'air malheureux, ce mot-là. Elle le ramassa, le réchauffa un peu, l'approcha de son coeur et entendit un grand silence.Elle le caressa et lui dit :
-Comment tu t'appelles, toi ?

Et le petit mot qu'elle avait ramassé lui dit d'une voix nouée :
-Moi, je suis le mot "Seul". Je suis vraiment tout seul. Je suis perdu, personne ne s'intéresse à moi, ni ne s'occupe de moi.
Elle serra le petit mot contre elle, l'embrassa doucement et poursuivit sa route.Près d'un fossé, sur le Chemin des Mots, elle vit un mot à genoux, les bras tendus.
Elle s'arrêta, le regarda et c'est le mot qui s'adressa à elle :
-Je m'appelle "Toi", lui dit-il. Je suis un mot très ancien mais difficile à rencontrer car il faut me différencier sans arrêt des autres. La petite fille le prit en disant :
-J'ai envie de t'adopter, "toi", tu seras un bon compagnon pour moi.

Sur le Chemin des Mots elle rencontra d'autres mots qu'elle laissa à leur place.
Elle chercha un mot tout joyeux, tout vivant. Un mot qui puisse scintiller dans la nuit de ses errances et de ses silences. Elle le trouva au creux d'une petite clairière. Il était allongé de tout son long, paraissait détendu, les yeux grands ouverts.
Il avait l'air d'un mot tout à fait heureux d'être là. Elle s'approcha de lui, lui sourit et dit :
-C'est vraiment toi que je cherchais, je suis ravie de t'avoir trouvé.
Veux-tu venir avec moi ? Il répondit :
-Bien sûr, moi aussi je t'attendais...

Ce mot qu'elle avait trouvé, était le mot "Vivra".
Quand elle rassembla tous les mots qu'elle avait recueillis sur le Chemin des Mots, elle découvrit avec stupéfaction qu'ils pouvaient faire la phrase suivante : "Ose ta vie, toi seule la vivras."

Depuis ce jour, la petite fille prit l'habitude d'aller sepromener sur le Chemin des Mots. Elle fit ainsi des découvertes étonnantes, et ceux qui la connaissaient furent surpris d'entendre tout ce que cette petite fille avait à l'intérieur d'elle. Ils furent étonnés de toute la richesse qu'il y avait dans une petite fille très silencieuse.

Ainsi se termine le conte de la petite fille qui ne trouvait jamais les mots pour le dire.

Jacques Salomé

Tags : histoire message enfant conversation mots

Catégorie : Histoires

 Histoire de l'eau

26/2/2009

Je vous propose un peu d'histoire, ce texte est un extrait du site suivant (cliquer sur l'image)

Bonne lecture


L’histoire du service de l’eau en France

Du Moyen-Âge jusqu’au XIXème siècle, dans les villes comme à la campagne, on distribuait l’eau depuis les fontaines en portant des seaux. Ainsi, vers 1750 les porteurs d’eau sont environ 2000 à Paris. L’eau de la Seine fournit alors à la capitale l’essentiel de sa consommation. La qualité de l’eau est tout à fait douteuse. Le choléra fait encore 20000 morts à Paris en 1832. Ce n’est qu’à la fin du XVIIIe que l’on commence à filtrer les eaux destinées à la boisson. Pour évacuer les eaux usées, on se contente très souvent d’une simple rigole creusée dans la rue.

Jusque dans la seconde moitié du XIXème siècle, la distribution d’eau à domicile était inexistante à Paris et dans les grandes villes. Le Baron Haussmann, aidé de l'ingénieur Belgrand, lance un programme de modernisation du système d’eau et d’assainissement à Paris, dans les années 1850. C’est alors que naissent les premières sociétés de distribution d’eau : la Générale des Eaux en 1853, la Lyonnaise des Eaux en 1880. La SAUR et la CISE, elles, ont été créées plus récemment, en 1933 et 1935. Grâce à des réservoirs comme celui de Montsouris à Paris, qui existe toujours, la plupart des immeubles parisiens ont eu l’eau courante dès la fin du XIXème siècle. L'eau est acheminée par des aqueducs et provient de ressources naturelles de bonne qualité.
À cette époque, Paris s’équipe aussi en égouts. Entre 1850 et 1871, on en construit 400 kilomètres. En 1884, l’évacuation des eaux usées devient obligatoire à Paris.

En 1881, Pasteur découvre l’existence des microbes. Il affirme que "nous buvons 90% de nos maladies". On comprend alors qu’une eau fraîche, claire, sans saveur ni odeur ne signifie pas forcément "eau bonne à boire". Les découvertes scientifiques concernant les microbes permettent de lutter contre les maladies apportées par l’eau. En 1900, un examen microscopique de l'eau potable est rendu obligatoire. Les techniques de traitement de l’eau s’améliorent avec la filtration sur sable et l’utilisation de l’ozone vers 1900.
Après la Première Guerre mondiale, l’emploi du chlore pour désinfecter l'eau se développe.

En 1930, moins d’une commune sur quatre possède un réseau de distribution à domicile et, en 1945, 70% des communes ne sont toujours pas desservies à la campagne. Il faut attendre la fin des années 1980 pour que la quasi totalité des habitants bénéficient de l’eau courante à domicile. En ce qui concerne l’assainissement des eaux usées, beaucoup de choses restent à faire : en 1960, 12% seulement des Français étaient reliés aux égouts. En 2006, toutes les communes de 2000 habitants et plus devront être raccordées à une usine de dépollution des eaux usées (station d’épuration).


     

Tags : eau hygiene enfant histoire sante

Catégorie : Dossier eau et électricité
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